Tuesday, October 1, 2019

Vendredi 20 septembre.
La moitié du raid derrière nous...déjà!
Cette journée sans vol nous permet de nous reposer, le rythme étant soutenu depuis le départ.
Nos serviettes, bien utiles sur nos dossiers pendant les longs vols, en profitent pour sécher...malgré l'humidité tropicale ambiante...

La ville de Dakar ne présente aucun intérêt particulier. La ville est particulièrement sale et délabrée, les plages bordées de déchets et d'immondices ne prêtent pas aux farniente. La piscine de l’hôtel suffira!

La plage proche de notre hôtel et de l'ambassade, au nord de la ville.


Le soir l'ambassadeur de France nous reçoit - ou plutôt nous fait recevoir - pour un cocktail !
Quelques fonctionnaires et autres élèves pilotes de l'armée sénégalaise sont aussi de la partie "petits fours et boissons fraîches". Instant  plutôt sympathique ou quelques discours convenus sont prononcés ainsi qu'un hommage émouvant à l'intention de nos 2 confrères pilotes qui ont perdu la vie lors du dramatique crash de leur avion le 15/09 entre Castellon et Alicante.



Cette escale de 24 heures va nous permettre de vous décrire un peu plus nos journée de raid.
Depuis 1 semaine nous avons l'habitude de nous réveiller entre 06.00 et 07.00 pour un départ de l’hôtel entre 07.30 et 08.30 selon les vols de la journée.
Avant de quitter l’hôtel nous prenons le temps de déposer nos FPL (Flight Plan)
Survolant principalement des zones inhospitalières il est important que les "routes" soient clairement définies et enregistrées afin de faciliter les recherches le cas échéant.
Exemple ci-dessous:



Puis c'est le transfert à l'aéroport ou nous retrouvons nos avions parqués tous ensemble. Nous prenons près d'1 heure pour préparer les avions, étudier nos cartes et les procédures de départ et d'arrivée  et.....nous assurer que nous avons suffisamment d'eau  pour chacun. La déshydratation est rapide, nous prenons donc chacun 1 bouteille de 1,5 litres par pilote.
Les procédures de départ sont rigoureuses.....On ne met pas en l'air 25 avions sans organisation!
Le raid est divisé en 3 vagues d'avions. Chaque vague étant organisée en fonction de la vitesse de chaque avion.
Le départ entre chaque vague est de 5mn à 10 mn
Dans chaque vague, le décollage est séquencé toute les 2 mn.

Bien sur, dès que nous quittons le parking nous nous mettons en contacts avec les fréquences tour et approche de l'aéroport pour une parfaite gestion des mouvements, décollages et transit dans des zones ou le trafic peut être soutenu.
Il arrive par la suite que nous rattrapions des avions plus lent....ou l'inverse...
Jeudi 19 septembre (suite)

La transition depuis la Mauritanie vers Dakar est surprenante! nous abandonnons petit à petit le  désert pour des zones plus verdoyantes et la savane au nord de St Louis. Le ciel change lui aussi avec une visibilité plus lointaine et des petits cumulus qui jalonnent notre horizon.


100 nautiques avant Dakar, nous survolons l'aérodrome  de St Louis, ci-dessous, ou nous nous arrêterons au retour samedi 21 au soir.


L'arrivée à Dakar se fera sur l'aéroport Léopold Sédar Sanghor  ou sont basés les Forces Françaises qui restent en appui des forces de projection du Mali et du Tchad . Les bières de nos militaires ont un effet réparateur et revigorant sur nos organismes...
Dakar ci-dessous:

..et finale à Dakar...





Jeudi 19 septembre.
Dernière étape vers le sud pour rejoindre Dakar.
Depuis Nouadhibou nous devrons à nouveau faire un stop à Nouakchott (Mauritanie) pour refueller et procéder aux formalités douanières vers le Sénégal.
Nous rencontrerons aussi nos derniers vents de sable avant le Sénégal. La visibilité horizontale s'en trouve quelques fois réduite et l'usage de notre horizon artificiel ne sera pas superflu...


Ce manque de visibilité ne nous aura pas aidé pour localiser l'aéroport de Nouakchott perdu dans le désert à 15 nautiques de la ville..... La recherche de cet aéroport nous a amené à survoler cette ville étonnante en plein désert (ne le dites à personne, ce survol est interdit par les autorités locales...)


Les cartes aéronautiques africaines  ne sont pas aussi précises que nos cartes françaises. Jugez plutôt, ci-dessous la région de Nouadhibou:

Ci-dessous le golfe de Gascogne....





Monday, September 30, 2019

Le mardi 18 septembre, une longue étape nous attend pour rejoindre Nouadhibou en Mauritanie.
Comme nous ne nous sommes pas posé la veille avec le plein de carburant, nous devons tous refueller à La Ayoun, base aérienne marocaine plus au sud.  Ici, les photos sont interdites et les militaires marocains ne manquent pas de le rappeler à cette joyeuse troupe!
......alors nous redécollons pour le sud en longeant la cote à 1000 pieds ...ce qui permet de mieux débusquer les petits village de pêcheurs.... La quantité de barques est impressionnante!

Après La Ayoune nous arrivons à Dakhla (pronnoncez "Darla") ou nous refuellons à nouveau. En effet toutes les occasions de compléter nos pleins sont bonnes car dans ces régions il n'y a aucun déroutement possible . 
Nous en profitons pour dédouaner avant de quitter le Maroc pour la Mauritanie.



Ci- dessus l'arrivée à Dakhla.

Puis, dernière étape du jour, Nouadhibou (anciennement Port Etienne); On en profite pour quelques séances photos avec des avions que nous doublons  (toujours par la droite en avion!)


Ici chaque plein est sous notre contrôle.... nous n'acceptons que des fûts dont les scellés sont ouverts en notre présence. .....et nous mettrons des scellés à nos bouchons de réservoir afin de garantir la moindre malveillance pendant la nuit...



Avant de rejoindre l’hôtel, l'attente est longue en plein soleil...on se protège avec les moyens du bord! et on protège l'avion contre les infiltrations de sables dans tous les orifices ( moteur, pitot,  prises statique, verrière etc...)



Monday, September 23, 2019

Le 17/09 en fin d'après midi,nous arrivons à Tarfaya-cap Juby ou un accueil "royal" nous est t
Réserve per la population locale
L'arrivée se fait sur une courte et étroite piste en laterite. Les séquences d'atterrissage ont été définies avec précision afin de laisser  au staff  le temps de nous aider à parquer les avions le long de la piste, dès l'atterrissage effectué.
Avant d'être installé dans nos campement de " luxe",nous visitons le musée de laeropostale ainsi que les vestiges des installations de l'époque....
Mercredi 18/09.....nous commençons réellement nos vols au dessus des déserts tant attendus. Autant Didier, Jacques ou moi sommes impatients des conditions que nous rencontrerons. Brumes de mer, visibilité à l'infini ou les mauvaises surprises que peuvent réserver  le vent tropical d'Afrique occidentale :"Harmattan"
Nous rejoignons Tarfaya/Cap Juby, l'escale mythique de l'aeropostale dirigée pendant 2 ans par Antoine de Saint Exupery. Pour cette longue étape nous refuelling d'abord à Essaouira puis à Tan Tan juste avant Tarfaya. En effet Tarfaya n'est quasiment plus utilisé et il n'y a aucune possibilité de refueler. D'autre part, la piste de seulement 650 m de longueur ne nous permet pas de ré-décoller à pleine charge.
Nous passons au large d'Agadir souvent recouvert d'une couche nuageuse .....